L’identité assumée de Laura Stacey
Laura Stacey connaît probablement les meilleurs moments de sa carrière. Avec une récolte d’au moins un point à ses six derniers matchs, elle se trouve parmi les étoiles de la semaine dans la LPHF pour une deuxième semaine de suite. Après avoir obtenu la première étoile de la ligue la semaine dernière, Stacey est la deuxième étoile cette fois-ci, grâce à une récolte d'un but et trois passes en trois matchs. Elle cumule 16 points en 19 matchs cette saison, des statistiques qui la placent au 10e rang des pointeuses de la ligue, malgré qu'elle ait raté quelques rencontres en raison d'une blessure. Depuis qu’elle a signé un contrat comme joueuse autonome avant la saison inaugurale de la LPHF, elle est devenue l’une des meneuses de l’équipe montréalaise, sur la patinoire comme à l’extérieur. Un nouveau rôle qui vient avec une certaine pression. En même temps, il faut prendre le temps de l’apprécier. Il faut apprécier que 10 000 personnes se rendent à la Place Bell et veulent nous voir gagner. Oui, les attentes sont là, mais je pense que nous l’apprécions. Le premier trio, formé de Marie-Philip Poulin, Jennifer Gardiner et Laura Stacey, est présentement l’une des plus grandes menaces au sein de la LPHF. Au cours des six derniers matchs, 11 des 12 buts marqués par l'équipe ont été inscrits par l'une de ces trois joueuses, en plus d'un but en prolongation et d'un autre en tirs de barrage. Pendant cette séquence, Laura Stacey a marqué quatre fois et ajouté quatre passes en six rencontres. Elle a aussi donné la victoire à son équipe avec un but mémorable en prolongation lors du match disputé au Centre Bell. Laura Stacey et Marie-Philip Poulin célèbrent un but. Photo : The Canadian Press / Thomas Skrlj Pourtant, il n'y a pas si longtemps, Stacey était vue par certains comme une joueuse à caractère défensif. Véritable attaquante de puissance, elle était majoritairement utilisée au sein du troisième ou du quatrième trio avec l’équipe canadienne. La venue de la LPHF lui aura permis de prouver qu’elle est une joueuse extrêmement complète. Kori Cheverie côtoie Stacey depuis plusieurs années déjà, d’abord comme entraîneuse adjointe avec le Canada, et maintenant, avec la Victoire de Montréal. Elle estime que la progression de la joueuse a été incroyable au cours des quatre ou cinq dernières années. Elle a commencé à assumer son rôle d’attaquante de puissance, d'assumer qu'elle devait utiliser sa vitesse et envoyer des rondelles au filet. Elle a des atouts que peu de personnes ont dans cette ligue : sa taille et sa vitesse. Quand elle a commencé à assumer ces atouts et à les utiliser de façon constante, ç'a consolidé son rôle. Ensuite, l’offensive est venue parce que la constance était là. L'entraîneuse-chef est persuadée que les exploits de Laura Stacey au cours des dernières semaines ne sont que la pointe de l’iceberg.En termes de production, ça fait du bien de marquer, mais je dois encore travailler sur certains aspects de mon jeu. Je ne suis jamais satisfaite, honnêtement, et je veux continuer à travailler pour progresser tous les jours
, a soutenu la joueuse de 30 ans, après l'entraînement de la Victoire mardi. Il faut trouver un certain équilibre, a-t-elle reconnu. Les attentes sont là, je suis fière et je dois faire ce qu’il faut pour aider mon équipe à gagner.
Un trio redoutable
Nous avons du plaisir à jouer ensemble. Ça clique présentement, a-t-elle souligné, au sujet de son trio. Nous avons du plaisir à l’entraînement. Les deux (Gardiner et Poulin) ont une vision incroyable et beaucoup d’habiletés techniques alors c’est vraiment plaisant de jouer avec elles. J’essaie de faire un bon échec avant, de leur donner la rondelle et la magie opère. J’aime vraiment ça jouer avec elles, mais il y a encore des choses que nous aimerions améliorer toutes les trois.

Son désir de devenir meilleure est bien présent. C’est vraiment plaisant de travailler avec une joueuse comme elle parce qu’elle a les outils et l’éthique de travail pour accomplir de grandes choses. C’est une grande leader pour notre équipe. On ne pourrait pas demander un meilleur modèle pour notre groupe.
Je pense qu’il y a plus encore. Son tir est incroyable et elle doit l’utiliser davantage. Sky is the limit. Je ne pense pas qu’elle a fini de s'améliorer.
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