De l’aide psychologique pour les élèves de Val-Mauricie
Les élèves de l’école secondaire Val-Mauricie sont retournés en classe mardi matin, après une journée stressante pour plusieurs. Lundi, en début d’après-midi, tous les élèves et les employés ont été placés en confinement barricadé en raison d’informations laissant croire à la présence d’une arme à feu dans l’école. Il s’agissait finalement d’un fusil à plomb. Un homme de 18 ans a été arrêté. Il a été relâché sous promesse de comparaître le 2 juin prochain. Quatre élèves de 14 à 16 ans ont été interrogés par les policiers. Ils pourraient eux aussi faire face à la justice pour possession d'arme. Selon les informations disponibles, l’arme aurait été en possession de plus d’un jeune. L’un d’entre eux s’est pris en photo dans l’école, en pointant l’arme vers la caméra. Une élève a vu l’image et a alerté les autorités. C’est alors que l’opération confinement s’est enclenchée. Si l’événement s’est terminé sans drame, certains élèves ont vécu des moments angoissants. Les élèves avaient beaucoup de choses à raconter mardi matin. Plusieurs ont craint le pire pendant qu’ils étaient barricadés dans leur classe. Ils ignoraient si la menace était réelle et imminente. Certains ont craint qu'un tireur actif se promène dans leur école. Le centre de services scolaire de l’Énergie offre des services psychologiques à ceux qui en ressentent le besoin. Plusieurs élèves rencontrés aux abords de l’école ont dit qu’ils allaient consulter. Certains ont vécu des moments traumatisants. Une autre affirme avoir vu des collègues faire des crises de panique pendant le confinement. Le déconfinement aussi a été stressant pour certains. Stress et crises de panique
On était tous vraiment stressés, on ne savait pas ce qui se passait.
Ça fait beaucoup de mal à tout le monde.
Ce qui m’a stressé le plus, c’était d’entendre des bruits de pas dans les couloirs et de me dire que c’était peut-être ce gars-là.
Fallait pas bouger, fallait pas parler. On ne savait pas ce qui allait se passer, si le garçon se promenait dans l’école. On ne savait pas encore si les policiers l’avaient attrapé. Ça me stressait de plus en plus
, raconte l’une d’elles. Le monde en crise de panique, c’est les gens à côté qui leur flattaient le dos, c’est tout. On est restés quand même à peu près deux à trois heures confinés, ça a pris du temps avant qu’ils nous déconfinent tous.
On a tous été obligés d’aller à l’aréna après, les mains en l’air. Ils nous ont tous fouillés pour savoir ce qu’on avait dans nos poches
, raconte une élève.
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