Les Sénateurs ont raté une belle occasion de larguer le Canadien
Les Sénateurs d’Ottawa sont arrivés à Montréal avec le vent dans les voiles. Ils avaient récolté des points dans leurs huit matchs précédents (7-0-1), ce qui leur a permis de solidifier leurs acquis en vue des séries éliminatoires. Bien sûr, il reste aux Sénateurs 15 matchs à disputer et il ne faudrait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais selon le site spécialisé MoneyPuck (nouvelle fenêtre), les troupes de Travis Green ont quand même 95,6 % des chances de se tailler une place en séries, même après avoir baissé pavillon 6-3 devant le Canadien. N’y voyez pas là de la complaisance; son entraîneur-chef prêche tous les jours l’idée qu’à l’approche des séries, il est encore plus important de laisser immédiatement derrière soi le résultat d’un match, peu importe qu’il s’agisse une victoire ou une défaite. Batherson était très conscient de ce qui était à l’enjeu dans cette rencontre. Une victoire des Sénateurs leur aurait permis de prendre une avance de huit points sur le Canadien au classement, ce qui aurait probablement été insurmontable à ce stade-ci de la saison. En ramenant Ottawa à quatre points d’écart, le CH entretient la possibilité d’obtenir une place en séries en étant l’une ou l’autre des deux équipes repêchées, et non en espérant décrocher la dernière place disponible. Les Sénateurs menaient 2-1 après les 40 premières minutes de jeu. Selon Natural Stat Trick, ils n’avaient concédé que quatre chances dangereuses de marquer au Canadien durant les deux premières périodes, et le CH, outre quelques rares salves, peinait à générer de l’attaque et à se donner du rythme. Or, les « Sens » ont flanché en dépit du fait qu’ils affichaient un dossier de 26-1-1 lorsqu’ils ont eu l'avance après 40 minutes. Selon Batherson, les Sénateurs n’ont pas égalé le niveau d’urgence qu’affichait le Canadien en troisième période, alors que samedi, à Toronto, c’est leur propre élan que les Maple Leafs n’ont su imiter. On avait collé à cet affrontement l’étiquette de match de saison le plus important depuis des années pour le Canadien, ce qui explique probablement le niveau d’urgence que les Sénateurs leur a constaté. L’enjeu n’était pas aussi vital pour eux. Dans ce contexte, il ne faut pas se surprendre que la foule du Centre Bell ait été bruyante et gonflée à bloc. Les joueurs des « Sens » y étaient préparés et disaient en matinée qu’ils allaient canaliser l’énergie de la foule et l’utiliser eux-mêmes. Au lieu de cela, l’atmosphère de la troisième période a contribué à donner des ailes au Canadien, qui a inscrit cinq buts en troisième période, les deux derniers dans un filet désert. Un brin candide, Batherson dit s’être plu au milieu du bruit montréalais. Les Sénateurs tentent de redevenir pertinents pour la première fois depuis 2017, et ils sont en ce moment dans une situation nouvelle qui sollicite leur maturité. C’est qu’ils ont actuellement un rang favorable à défendre au classement, et ils sont entièrement maîtres de leur destinée. Ce n’est pas une dynamique à laquelle ils sont habitués, et c’est peut-être là où la présence de vétérans comme Claude Giroux, David Perron et Linus Ullmark pourra les aider. Il n’est pas hors de question que le Canadien poursuive sur sa lancée et qu’il parvienne éventuellement à dépasser les Sénateurs. Mais pour que cela se produise, il faudrait que ceux-ci trébuchent lors des prochains matchs. Ce sera intéressant à suivre. Les Sénateurs forment certes l’une des meilleures équipes de la LNH depuis le début du mois de décembre, mais ils ne sont pas à l’abri des relâchements. Ils ont connu par exemple une séquence d’une victoire en sept matchs au tournant de la nouvelle année, en plus d’aligner cinq défaites au mois de février. Ce n’était qu’un match, peut-être un simple contretemps au milieu d’une irrésistible lancée pour eux. Mais si les Le match de mardi était-il le plus important depuis des lunes pour le Canadien? Sait-on jamais : sa visite à Ottawa le 11 avril pourrait l’être encore davantage...On savait qu’on n’allait pas gagner tous nos matchs d’ici la fin de l’année, a convenu l’attaquant Drake Batherson, qui a été le premier des siens à déjouer Samuel Montembeault. Il faut mettre ça derrière nous parce qu’il n’y a rien qu’on puisse y faire.
C’était un match de quatre points, a-t-il dit. Si on gagnait, on les devancerait par une certaine marge. Mais en gagnant, ils réussiraient à s’approcher de nous. Ce sont tous de gros matchs contre les équipes de la division. On le savait en arrivant ici, mais malheureusement, on n’a pas réussi.
J’ai aimé la façon dont on gardait ça serré dans les deux premières périodes, mais je trouve qu’on n’a pas suffisamment élevé notre jeu en troisième, a souligné Green. On a commis plusieurs revirements qui ne nous ressemblaient pas et on ne plaçait pas suffisamment de rondelles derrière eux. Ils ont pu se donner du rythme.
Leur équipe joue avec beaucoup de rapidité, ils projettent plusieurs rondelles en sortie de territoire et partent à leur poursuite, a-t-il indiqué au sujet du Canadien. Ils jouent du bon hockey; c’est l’une des meilleures équipes depuis la pause.
Un amphithéâtre où c’est difficile de jouer
C’est un amphithéâtre où c’est difficile de jouer, mais ce n’est pas une excuse. On aurait dû offrir une meilleure réponse
, a fait valoir le défenseur Travis Hamonic.J’adore ça. Tout le monde a vu, à la Confrontation des 4 nations, à quel point c’était incroyable, ici. C’est mon aréna préféré sur la route et c’était vraiment bien.
Sens
devaient s’incliner de nouveau jeudi face à l’Avalanche du Colorado, le spectre d’une nouvelle glissade pourrait surgir, d’autant plus qu’il leur reste plusieurs rencontres à disputer face à des rivaux qui sont à leur poursuite. On parle ici de trois matchs contre les Blue Jackets de Columbus, d'un autre contre les Red Wings de Détroit et d'un autre contre le Canadien.
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