Le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation coupe à son tour
Le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation de La Pocatière annonce à son tour qu’il doit procéder à une réorganisation totale des façons de faire en raison du sous-financement dans la culture. C’est avec un immense regret que nous devons prendre ces mesures, mais nous n'avons pas d’autre choix. L'institution devra supprimer des postes, même si à ce stade-ci, elle ne peut dire combien d'employés seront remerciés. Le nombre d'heures de certains employés sera également réduit. L'institution muséale a enregistré un premier déficit de 32 000 $ en 2023-2024. Mme Hénault-Tessier dénonce un manque à gagner budgétaire qui s'accumule d'année en année. Maryse Hénault-Tessier est directrice générale du Musée québécois de l'agriculture et de l'alimentation de La Pocatière. (Photo d'archives) Photo : Facebook/Musée québécois de l'agriculture et de l'alimentation Malgré tout, il y a la volonté de conserver les acquis. Le musée annoncera bientôt sa programmation estivale et automnale, de même que ses nouvelles heures d’ouverture. Mme Hénault-Tessier peut d’ores et déjà confirmer que le musée sera désormais fermé tous les lundis, même en période touristique, et qu'il fermera aussi complètement ses portes à des moments de l'année moins achalandés.C'est malheureux qu'on ne puisse pas conserver tout ce personnel-là parce que c'est sûr que c'est bénéfique. On a beaucoup augmenté notre clientèle, on a augmenté les partenariats et on veut travailler dans cette même voie
, explique Maryse Hénault-Tessier, directrice générale du musée. Mais malgré une lancée, il faut aussi trouver les ressources financières pour continuer.
Ça fait des années que ça stagne, c'est au même niveau tout le temps. Quand tout le reste augmente, mais pas le financement, il faut qu’on se trouve des sources de revenus autonomes, ce qui n'est pas facile parce que tous les organismes sont dans la même posture
, témoigne-t-elle.Les changements de la mesure pour les dimanches gratuits, ça ne nous aide pas, mais ce n’est pas l’essentiel. C’est plutôt un manque d'ajustement du financement par le ministère
, ajoute-t-elle.
Ce qu'on vise, c'est de maintenir les activités, de maintenir une offre et d'être en mesure de continuer nos relations avec le milieu, d'offrir des services intéressants
, affirme la directrice générale.
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