Les disputes tarifaires plomberaient l’optimisme des PME
La guerre tarifaire avec les États-Unis ferait baisser l’optimisme des PME, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). La confiance des PME serait même à son niveau le plus bas depuis La FCEI tire ces conclusions grâce à son baromètre mensuel des affaires. Celui de mars (nouvelle fenêtre) révèle un indice de confiance des PME de 25,0 sur une période de douze mois, soit une chute de 24,8 points. Dans les trois derniers mois, cet indice s’établit à 31,2 points et marque un recul de 16,1 points. Cette morosité s'explique, d’après Ryan Mitton, par un profond sentiment de doute pour le futur plus lointain. Quand je parle aux petites entreprises, elles me disent qu'elles ne savent pas à quoi s’attendre. La hausse du prix de certains ingrédients et produits est une des inconnues qui pèse sur la conscience de Fabrice Roché, propriétaire de la boulangerie Plaisir Sucré, ouverte depuis 2009 à Vancouver. L’entrepreneur tente donc de se tourner davantage vers les produits locaux afin de se protéger d’une hausse de prix sur un produit importé. Une stratégie semblable dans une autre boulangerie, Chez nous, qui vient tout juste d’ouvrir boutique il y a deux semaines dans le centre-ville de Vancouver. On a toujours un petit peu des questionnements [...] sur l'avenir, sur le prix des matières premières, par exemple, qui peuvent s'enflammer rapidement. Pour des entrepreneurs, le jeu de se lancer en affaires en vaut la chandelle, malgré les difficultés. Avec les informations de Renée Lukacsla pandémie, la crise financière de 2008 ou le 11 septembre
, affirme le directeur des affaires législatives en Colombie-Britannique pour la FCEI, Ryan Mitton.Si on regarde la COVID, on s’est aperçu que les attentes à court terme étaient très basses, mais les gens s’attendaient quand même à passer à travers la pandémie dans le long terme. Quand on regarde du côté de cette dispute tarifaire, c’est l’incertitude. L’incertitude du futur pour le Canada et l’incertitude des coûts pour faire des affaires dans l’avenir.
Gérer l'impact des tarifs douaniers
Le prix du chocolat a doublé, triplé. Pour le chocolat blanc, c’est ridicule : 20 kilos, 440 $
, cite-t-il en exemple. Les gens ne le voient pas en ce moment. Nous, on le voit. Donc, il va falloir qu’on répertorie nos prix sur le produit.
C’est à moi de garder les pieds sur terre. Maintenant, je prends plus de temps pour faire mes achats [...] je vais acheter mes poivrons d’un côté, mes tomates de l’autre pour ne pas remonter les prix d’un seul coup.
Nous vraiment, on travaille au plus possible local. Donc, le café est vraiment de Vancouver. Le thé ça vient de la Sunshine Coast, donc on essaie vraiment de réduire les coûts au maximum comme ça et puis d'éviter tout ce qui vient de l'étranger
, raconte Valentin Arnault, chef pâtissier. Chaque jour suffit sa peine, estime Fabrice Roché. Chaque fois que je peux ouvrir le magasin, je suis content, parce que je me dis qu'il y a encore une journée de passée.
[Il] faut rester positif, affirme aussi Valentin Arnault. Il y aura des moments difficiles, comme toute entreprise, mais il faut s’accrocher et je suis sûr qu’il y a beaucoup de choses qui vont s’améliorer.
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