Briser l’isolement du commerce fermontois
Le coût du transport des marchandises est une épine dans le pied des commerçants de la Caniapiscau. La MRC est à la recherche de solutions à ce problème, qui peut coûter extrêmement cher aux entreprises locales. 750 000 $, c’est le montant que débourse chaque année la Coopérative de consommation de Fermont, seule épicerie de la petite ville minière. La plupart des produits destinés à ses étagères partent de Québec, explique son directeur général, Patrick Lacerte. De la capitale à Baie-Comeau, les prix de livraison demeurent raisonnables. Le problème survient lorsque les camions dévient vers le nord, en empruntant la route 389. Depuis janvier, elle participe à une En compagnie de la Société du Plan Nord notamment, l’objectif est de trouver des L’initiative cherche avant tout à réduire les délais et les coûts reliés à la livraison de produits, par exemple en la rendant plus efficace. Le tronçon de route entre Baie-Comeau et Fermont, long, isolé et exposé aux intempéries, n’est pas seulement coûteux pour les commerçants, il peut entraîner des retards et du gaspillage, remarque Mme Ouellet. Le directeur général de la Coopérative de Fermont prévoit effectuer des rénovations, dont le coût sera plus élevé qu'ailleurs en raison de la distance que les matériaux auront à parcourir. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine En effet, pour Patrick Lacerte, les retards dans la livraison sont frustrants parce qu’ils nuisent à la qualité de ses produits. Arrêter la pluie, la neige ou les feux de forêt est peut-être hors de portée, mais réduire les coûts reste possible. L’idéal, selon M. Lacerte, serait d’avoir une coopérative de transport à Fermont, mais il ne se fait pas d’illusions. La variété des produits en épicerie – frais, réfrigérés ou congelés – rendrait une telle initiative complexe et coûteuse, elle aussi. La Coopérative de Fermont devrait attendre encore plusieurs mois avant d’entendre les suggestions de la MRC de Caniapiscau et de la Société du Plan Nord, qui doivent présenter les résultats de leur analyse à l’automne prochain. Deux de forêt, pluie, neige, la route 389 est fréquemment fermée en raison de conditions environnementales. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin C’est le cas de Pascal Paquet, agente au développement économique de la MRC de Caniapiscau. Dans quelques semaines, elle s’attend à recevoir les résultats d’une étude grâce à laquelle elle espère doter son organisation d’une vision stratégique. Citoyens et entreprises ont été sondés, et selon Mme Paquet, qui croit que les commerces sont appelés à s’adapter à une nouvelle culture numérique. Inaugurée il y a 50 ans profondément dans le territoire, la ville de Fermont n'est pas à l'abri des tendances d'ailleurs au Québec. Leur arrivée sur place est toutefois ralentie par la distance. (Photo d'archives) Photo : Gracieuseté du journal Le Trait d'union du Nord Patrick Lacerte est bien conscient que les tendances se propagent en ligne et voyagent jusqu’à Fermont. Mais moderniser coûte plus cher à Fermont qu’ailleurs, remarque M. Lacerte. Le prix des rénovations? Cinq à six millions de dollars, selon lui ; beaucoup plus élevé que dans les grands centres en raison du coût des transports des matériaux. Et pour ce qui est des tendances à l’achat local, la facture associée à leur livraison est, là aussi, un frein à trouver des produits du Québec sur les tablettes du magasin.C’est une coop, donc leur problème, c’est le nôtre
, affirme sans détour Stéphanie Ouellet, conseillère aux entreprises à la MRC de Caniapiscau. analyse logistique du transport
des marchandises sur son territoire. solutions technologiques
pour le transport vers Fermont.
Une journée de retard dans les fruits et légumes, c’est beaucoup, parce que ce sont des produits assez fragiles.

Moderniser le commerce, au-delà de la route 389
On est un peu figés dans le temps
, reconnaît Patrick Lacerte, en parlant du décor de son magasin. Il veut donc mettre au goût du jour son commerce, et cette volonté de modernisation, d’autres la partagent.Il faut se réinventer. Il ne faut pas s’empêcher de s’inspirer de ce qui se fait dans les grands centres. Pourquoi pas des petits commerces éphémères?
se demande-t-elle.
Des clients nous demandent des produits qu’ils ont vus sur TikTok
, rapporte-t-il. L’engouement pour les produits locaux se fait aussi sentir à la Coopérative de consommation de Fermont.
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