Pour un nom de circonscription plus inclusif
Rimouski-Neigette—Mitis—Matapédia—Les Basques, c'est le nom de circonscription que le bloquiste Maxime Blanchette-Joncas veut proposer au parlement, dans un projet de loi d’initiative parlementaire, s'il est élu. Candidat dans la nouvelle circonscription de Rimouski—La Matapédia, il a pris cet engagement électoral lors d'une conférence de presse, jeudi après-midi, à Trois-Pistoles, entouré d'élus municipaux de la MRC des Basques et de celle de Rimouski-Neigette. Les frontières des deux circonscriptions du Bas-Saint-Laurent ont été redessinées à la suite de la décision de la Commission de délimitation des circonscriptions électorales fédérales d'abolir la circonscription d'Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Pour les élus réunis aujourd'hui en conférence de presse, il s'agit d'une question identitaire. Le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis, se réjouit de l'initiative du député sortant et qualifie d'entêtement l'attitude des fonctionnaires fédéraux qui, selon lui, n'ont pas voulu entendre la voix de la population quant au nom de la circonscription. Bertin Denis est préfet de la MRC des Basques. Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs Il estime que cette situation pourrait faire en sorte que plusieurs citoyens n’aillent pas voter. Roger Martin, maire de Saint-Mathieu-de-Rioux Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs Le maire de Saint-Simon-de-Rimouski, Denis Marcoux, est d'avis que l'absence du nom de certains territoires pourrait même nuire aux tentatives de regroupement initiées par les municipalités d'une MRC, par exemple, pour le transport collectif. Denis Marcoux, maire de Saint-Simon-de-Rimouski Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs Maxime Blanchet-Joncas rappelle que la représentation de l'Est-du-Québec est passée de sept à trois députés au cours des soixante dernières années. Avec les informations de Fabienne TercaefsLes gens m'ont exprimé très clairement que c'est important pour eux de se sentir représentés dans le nom de circonscription fédérale, mais c'est aussi une question de respect, d'appartenance démocratique
, affirme M. Blanchette-Joncas.
Quand on veut un taux de participation qui soit élevé, on s'assure de représenter les gens que ça concerne. Actuellement, ce n’est pas le cas. On met deux MRC de côté. Ça, c’est 50 % du territoire et c’est complètement inacceptable
, fait valoir le candidat.Le nom des Basques est tombé dans une craque au provincial et au fédéral
, déclare-t-il. C'est la même chose pour la Mitis, c'est la même chose pour Neigette : elles n'existeront plus dans le nom du comté. Si tu n’existes plus dans le nom du comté, est-ce que tu existes encore pour le gouvernement?
, questionne-t-il.
Est-ce qu'on va aller voter pour un comté où on n'est pas représenté? Je pense que ça va enlever le goût aux citoyens d'aller voter.
C'est comme un trou noir là, on est plus là. Quelqu'un qui n'est pas politisé, qui voit la pancarte Rimouski- La Matapédia et qui habite ici dans Les Basques ou autour, ils se disent: c'est qui moi mon représentant? Pour qui je vais voter?
, affirme Roger Martin, maire de Saint-Mathieu-de-Rioux.
On est très déterminé à ce que ça se passe
, déclare-t-il.
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