L’agrandissement du lieu d’enfouissement Hébertville-Station crée du mécontentement
Des citoyens qui vivent à proximité du lieu d’enfouissement technique (LET) d’Hébertville-Station se questionnent sur la volonté de la Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean d’agrandir le site pour que celui-ci puisse être utilisé au-delà de 2032. Ce projet est dans les cartons depuis plusieurs années. Une nouvelle étape a été franchie lundi dernier lors d’une séance publique organisée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) où les citoyens étaient invités à poser des questions sur le projet. Le LET veut ajouter deux cellules d’enfouissement au site actuel, puis dans une seconde phase, 14 autres cellules seront aménagées afin de prolonger la durée du site qui reçoit les déchets de toute la région. Le site a une capacité actuelle de 203 500 tonnes de déchets par an, soit 133 500 tonnes de plus qu’à l’origine. Richard Thériault, un citoyen du 8e Rang à Saint-Bruno, à 4 km du site, a posé plusieurs questions pendant la séance publique, lui qui a déjà dénoncé les odeurs émanant du LET d’Hébertville-Station. Le Brunois s'explique mal qu'en 2025, un site d'enfouissement comme celui d'Hébertville-Station doit être agrandi. Richard Thériault espère que les citoyens vont améliorer les façons de faire pour réduire l’enfouissement des déchets. Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil Le Brunois aurait aimé voir plus de citoyens à la séance du BAPE, lundi dernier. Il compte bien rédiger un mémoire pour transmettre au ministre de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, pour présenter d'autres solutions comme le compost, que lui-même privilégie. Certaines options sont étudiées par la RMR. Mais ces réflexions des élus et de la RMR ne vont pas assez vite aux yeux de Richard Thériault. Il rappelle qu’il avait suggéré à une époque le principe du Les citoyens touchés par l’agrandissement se sont fait offrir de participer au Programme de compensation financière. Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil La RMR offre aux citoyens de trois secteurs visés de participer à un Programme de compensation financière annuelle dans lequel se trouve un document demandant Si je signe ça, est-ce que ça va me museler? Est-ce que dans 3-4 ans d'ici, je ne pourrai plus faire ça aujourd'hui? Les citoyens ont jusqu’au 11 avril pour déposer une demande de consultation publique ou de médiation auprès du ministre de l’Environnement.Il va être plein en 2032, c'est tantôt 2032. [...] Je trouve ça aberrant. Qu'est-ce qu'on laisse à nos enfants et à nos petits-enfants ? [...] Moi j'ai six petits-enfants et je vais me battre jusqu'au bout
, a-t-il lâché en entrevue avec Radio-Canada.
C'est un peu comme la MRC du-Fjord-du-Saguenay a mis en place, mais ça c'est pas fait sans grogne, c'est de retarder les collectes, plutôt de récolter tes collectes aux semaines, tu les mets aux deux semaines même au mois. Ça va t'obliger à faire une meilleure gestion de ton bac
, estime Richard Thériault. Il y a le trois quarts de notre bac noire dont les ressources pourraient être valorisées, soit à l'écocentre, soit dans le bac bleu, soit dans le bac brun. On comprend les gens de se questionner et d'avoir de l'inquiétude. Je ne suis pas allé en politique pour implanter des LET, pour moi ce n'est pas nécessairement du grand développement d'enfouir des déchets
, a reconnu le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine et président de la RMR, Luc Simard.Des solutions analysées
On veut éviter de créer d'autres problèmes. Si on met une tarification sur les bacs, est-ce qu’on va se ramasser avec des sites de dépôt sauvage en forêt à proximité de nos milieux? Il y a plusieurs enjeux auxquels il faut réfléchir. Mais par exemple comme le Fjord a mis pour diminuer la collecte du bac noir, ça peut être des mesures intéressantes sauf que, nous on vient de renouveler nos contrats de collecte
, a spécifié Luc Simard.pollueur-payeur
.
Ça fait 10 ans que j'ai dit ça. Ça avance à pas de tortue. Ça n’avance tellement pas vite qu'on est obligé d'agrandir.
aux citoyens de ne pas faire de plainte ou de déclaration publique
.Il n'y a aucune intention de museler les citoyens. Les citoyens peuvent parler et d'ailleurs les citoyens qui étaient présents se sont manifestés, ont émis leur opinion et nous, la quittance, c'est tout simplement pour dire qu'on leur a remis les sommes
, répond Luc Simard à ce sujet.
Advertising by Adpathway









