La collaboration, une priorité électorale de la francophonie albertaine
En Alberta, des organismes francophones veulent voir davantage d’engagement des politiciens envers la francophonie, peu importe leur couleur. L’immigration, l’éducation, et la collaboration politique retiennent leur attention.
La présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (AFCA), Nathalie Lachance, insiste sur le désir d’améliorer la collaboration avec le futur gouvernement.
Elle évoque notamment la fin du mandat du Commissaire aux langues officielles, qui avait l’objectif de faire des progrès en matière de droits linguistiques au Canada.
On souhaiterait vraiment qu'un nouveau commissaire soit annoncé [...] notre engagement est de travailler avec les élus
, explique-t-elle.
La présidente de l’ACFA fait également allusion aux enjeux électoraux avancée par la Fédération des communautés francophones et Acadienne du Canada (FCFA).
La Fédération veut faire rayonner la culture, augmenter la main-d'œuvre bilingue et donner la chance aux francophones d’apprendre en français à chaque étape de leur vie.

Nathalie Lachance est présidente de l'ACFA depuis 2023.
Photo : Radio-Canada / Caleb Perreaux
Peu importe le gouvernement, la FCFA cherche à régler la pénurie des places en garderies et des enseignants, attirer 300 000 ayants droit à l’éducation francophone et augmenter les possibilités d’apprendre en français à travers le pays.
C'est super important pour la francophonie albertaine.
Le maintien d’Immigration francophone
En 2021, 29 % des francophones en Alberta étaient issus de l’immigration, selon un portrait démographique de la francophonie albertaine.
Le directeur général de la Francophonie canadienne plurielle (FRAP), Alphonse Ndem Ahola, estime qu’il est nécessaire, pour la vitalité de la francophonie albertaine, de disposer de soutien financier et institutionnel pour répondre aux besoins des nouveaux arrivants.

Le directeur général de la Francophonie albertaine plurielle, Alphonse Ndem Ahola.
Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos
Il y a eu quand même des avancées dans le financement de [l'organisation] au cours des cinq dernières années. Et la question c'est qu'est ce qui nous attend dans les années qui viennent?
Peu importe la couleur du nouveau gouvernement, le directeur général espère qu’il pourra augmenter le nombre d’immigrants francophones, offrir des ressources adéquates pour les services francophones et renforcer les politiques d’immigration.
Ces cibles [d’immigration] doivent continuer à augmenter pour nous permettre d’assurer notre vitalité en tant que francophone.
Un continuum
d’apprentissage en français
L’éducation francophone, les infrastructures et le personnel sont nécessaires pour qu’une personne puisse avoir une éducation en français allant de la petite enfance jusqu’au postsecondaire.
La directrice de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta (FCSFA), Gisèle Bourque, espère donc que le prochain gouvernement canadien pourra mettre en valeur la langue française.
On a eu la chance de témoigner au Comité permanent des langues officielles à l'automne [...] À déterminer ce continuum en éducation, puis comment soutenir les communautés francophones.
Elle souhaite que ce comité puisse poursuivre ses travaux aussitôt que possible afin de continuer son examen des politiques et des programmes de langues officielles. Je pense que l'important pour les partis politiques, c'est s'assurer de maintenir les programmes déjà existants.
Elle espère aussi que lors du prochain recensement, de nouvelles informations seront recueillies afin de mieux documenter la croissance constante de la population francophone en Alberta.
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