Damian Warner tourne la page sur Paris et vise l’or aux mondiaux
Huit mois après une sortie douloureuse aux Jeux de Paris, le décathlonien Damian Warner est de retour avec l'objectif clair de décrocher le seul titre majeur manquant à son palmarès : l’or mondial. La dernière fois que les amateurs de sports ont vu Warner en action, c’était lors du rendez-vous olympique, qui a tourné au cauchemar. Champion olympique à Tokyo en 2021, le Canadien occupait la 2e place après six épreuves au décathlon. Mais une performance désastreuse au saut à la perche a brisé ses espoirs de podium. Il a ensuite pris la difficile décision de se retirer de la compétition. La poussière retombée, Warner affirme avoir maintenant tourné la page, non sans en avoir tiré quelques leçons. S’il voulait rester au sommet, il n’avait pas le choix : il devait aller de l’avant. J’ai essayé d’apprendre tout ce que je pouvais de cette expérience. Maintenant, une nouvelle saison commence, avec un nouvel objectif. Et c’est ce que j’attends avec impatience. Cette nouvelle saison comprend deux grands rendez-vous : le prestigieux Hypo Meeting de Götzis, en mai, puis les Championnats du monde de Tokyo, en septembre, à l'endroit même où il a été sacré champion olympique. Mais ce n’est pas qu’un nouveau chapitre sportif qui s’est ouvert pour Warner. À son retour des Jeux de Paris, sa conjointe Jen Cotten et lui ont accueilli leur deuxième enfant, Olivia, qui a rejoint dans la famille leur fils Theo, aujourd’hui âgé de quatre ans. Damian Warner Photo : Getty Images / AFP / JEWEL SAMAD Les camps d’entraînement et les compétitions tiennent souvent Warner loin de la maison pendant de longues semaines. Conscient qu’il ne peut pas être à la fois le meilleur athlète au monde et le père idéal, il sait toutefois où se trouve sa priorité. Il affirme avoir trouvé un bon équilibre. Sa préparation est bien lancée. Il revient d’un camp d’entraînement à San Diego avec Athlétisme Canada, où il a constaté de nets progrès par rapport à sa performance à Paris. Malgré une carrière de 15 ans au plus haut niveau, Warner n’a encore jamais décroché l’or aux Championnats du monde. Il y a remporté quatre médailles, dont l’argent en 2023, derrière son compatriote Pierce LePage. Je considère ça comme une compétition normale. En tant que décathlonien, je ne dispute que deux ou trois compétitions par année. Chaque occasion est donc précieuse. Quand je serai sur la piste, je veux simplement exceller. Mais il reconnaît l’importance de ce rendez-vous. Damian Warner Photo : La Presse canadienne / Petr David Josek Avant cela, il retrouvera Götzis, une épreuve qu’il affectionne particulièrement. À 35 ans, Warner sait qu’il approche de la conclusion de sa carrière. Il se donne désormais le droit de décider, sur une base annuelle, s’il souhaite poursuivre l'aventure. Je me souviens d’une conversation avec Vince Carter, l'une de mes idoles. Je lui ai demandé : “Quand comptes-tu arrêter?” Et il m’a répondu : “Quand je n’aurai plus de plaisir”. Une soif inépuisable de dépassement et un amour profond pour le décathlon le poussent à continuer. Les mondiaux de Tokyo sont justement le défi qu’il rêve de résoudre. Pas seulement pour décrocher le dernier titre qui lui manque, mais aussi pour boucler la boucle après la déception olympique de Paris. Avec les informations de CBCJe pense que l’une des choses les plus importantes en athlétisme, c’est d’avoir une mémoire à court terme, explique-t-il. Quand on échoue ou que les choses ne se passent pas comme prévu, il faut accepter la déception, mais aussi savoir en tirer le maximum pour avancer.
On peut être déçu après une compétition, mais on rentre à la maison et on retrouve la plus belle chose qu’on ait jamais vue, non? Et à partir de là, la vie reprend son cours. On avance. Et Paris? On n’y pense plus tous les jours. Il y a des jouets à ramasser, des blocs Lego à éviter de piétiner… Toute cette folie du quotidien
, confie-t-il.
On va à l’entraînement, on se donne à fond, puis on rentre à la maison et les enfants veulent sauter partout sur vous. Mais j’essaie toujours de garder de l’énergie, car ma priorité, ce sont mes enfants. L’athlétisme vient après.
J’ai de très bonnes personnes autour de moi, ce qui me permet d’être le meilleur athlète possible sur la piste, tout en étant un très bon père.
En ce moment, je suis en très bonne forme. Il s’agit maintenant de rester en santé, de rester concentré. Et si tout se passe bien, je pense être prêt pour les mondiaux.
Un rêve encore à conquérir
C'est sûr que les mondiaux ont un poids particulier. C’est le seul titre qui me manque. Mais je sens que j’ai tous les outils pour y parvenir. Il ne reste qu’à tout mettre ensemble, au bon moment.

J’ai toujours passé des moments incroyables là-bas. C’est un événement que je veux disputer chaque année, tant que ma carrière me le permet.
J’ai adopté cette même philosophie. J’aime encore ce sport. Je suis prêt à y mettre le temps, l’énergie, le travail. Mais si un jour aller à l’entraînement devient une corvée, ce sera le moment d’arrêter. Ce jour-là n’est pas encore arrivé.
C’est comme un casse-tête extrêmement difficile. Et on devient accro à ce casse-tête.
J’espère juste pouvoir livrer cette année la performance que j’espérais réaliser à Paris, mais cette fois, à Tokyo.
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