Winnipeg critiquée pour l’usage de gaz contre les rongeurs dans ses parcs
La Ville de Winnipeg envisage d’utiliser un gaz au soufre pour réduire la population d'écureuils terrestres dans huit des mille parcs cet été. Une décision qui suscite l’indignation de certains défenseurs des droits des animaux, qui réclament « des méthodes plus humaines ». Il y a une dizaine d’années, les employés municipaux avaient cessé d’utiliser ce gaz après que des membres de la communauté ont exprimé leurs inquiétudes. Ils ont alors opté pour le monoxyde de carbone pour tuer les rongeurs. Toutefois, cette méthode s’est révélée dangereuse pour le personnel, ce qui a poussé la Ville à revenir à l’usage du pesticide au soufre, a expliqué David Domke, gestionnaire de la division des parcs et des espaces verts de la Ville. Dès le 20 mai, huit des mille parcs municipaux — ceux présentant les populations de spermophiles les plus élevées — seront ciblés afin de garantir un usage sécuritaire des lieux pour les activités récréatives. Ces rongeurs creusent des trous dans le sol, ce qui représente un danger pour les usagers et leurs animaux de compagnie. Pour nous, il s'agit avant tout de sécurité publique. Ce n’est pas le genre de tâche qui nous réjouit, loin de là. Nous le faisons parce que nous estimons que c’est nécessaire. David Domke précise que ce sont les seuls parcs qui seront ciblés cet été. La Ville a auparavant tenté de réguler la population de spermophiles en recouvrant du poison avec du beurre d’arachide, mais cette méthode attirait d’autres espèces, non visées par l’intervention. Les employés ont aussi étudié l’option de la capture puis du transfert, mais cela a soulevé la question de l’endroit où relâcher les animaux. M. Domke reconnaît que l’élimination des spermophiles est une question controversée. Il affirme que les employés municipaux envisagent d’autres solutions, Mais pour l’instant, ils utiliseront un pesticide nommé The Giant Destroyer, suivi du rebouchage immédiat des terriers avec du sable. Cette méthode vise à éviter que d’autres animaux, comme les chiens ou les coyotes, ne consomment un rongeur empoisonné ayant réussi à s’échapper de son trou avant de mourir. Krista Boryskavich, avocate spécialisée dans la défense des animaux à la Winnipeg Humane Society, affirme que les méthodes de contrôle non létales sont à privilégier. Toutefois, lorsqu’elles ne sont pas possibles, son organisation recommande des solutions où la mort est rapide, afin d’éviter toute souffrance ou détresse. Selon elle, ce n’est pas le cas avec l’utilisation du produit The Giant Destroyer. D’après ce que nous comprenons de cette méthode de lutte contre les nuisibles, elle n’est pas instantanée. Il peut parfois s’écouler jusqu’à une heure avant que l’animal ne meure. Cela représente jusqu’à une heure de souffrance et de détresse potentielles — et encore, seulement si le gaz atteint effectivement les animaux visés. La Winnipeg Humane Society souhaite que la Ville privilégie à l’avenir des méthodes non létales et plus humaines, comme l’utilisation d’un pesticide entraînant une mort instantanée, ou encore la capture ainsi qu’un recouvrement systématique des trous pour dissuader les rongeurs de revenir. Mikayla Mcnabb-Mary, une habitante de Winnipeg, affirme avoir des sentiments partagés à propos du programme de gestion de la population. Brad Nance, un autre résident de Winnipeg, reconnaît que ces animaux peuvent causer des problèmes, mais espère qu’une meilleure solution pourra être trouvée. Le mois dernier, Vivian Santos, la conseillère municipale du quartier Point Douglas — où se trouvent quatre des parcs visés — a affirmé comprendre les préoccupations du public concernant l’abattage des animaux, mais estime que la Ville doit avant tout assurer la sécurité des citoyens et de leurs animaux. La municipalité a notamment reçu un signalement concernant un chien qui s’est blessé à la patte après avoir couru dans un champ rempli de trous. Avec les informations de Tessa AdamskiDes méthodes de contrôle controversées
Personne ne veut vraiment les voir dans son propre jardin
, a ajouté David Domke, précisant que relâcher les spermophiles dans un nouvel environnement pourrait être encore plus néfaste pour eux, car ils n’y trouveraient peut-être pas les ressources nécessaires à leur survie.plus humaines
, pour l’avenir. Des résidents partagés et des préoccupations sur la sécurité publique
Je comprends que ça devienne un peu un problème de nuisibles, mais ils sont tellement mignons
, dit-elle. Pour moi, pour ma famille, on les adore, on aime les voir. Ils nous apportent beaucoup de joie.
Quand je les croise pendant mes promenades, je leur dis toujours "Salut, frère écureuil, comment vas-tu ?" Ils nous divertissent énormément
, raconte-t-il.Ce n’est pas une décision facile, mais je dois penser aux jeunes et leur offrir des espaces de loisirs abordables pour cet été
, a-t-elle déclaré à Faith Fundal de CBC. Quelqu’un pourrait facilement se tordre ou se casser une cheville en marchant dans un trou. C’est un risque important que la Ville de Winnipeg ne peut pas se permettre d’assumer. Il faut qu’on le réduise.
Advertising by Adpathway









