L’accusé Steeve Gagnon se lève pour insulter un témoin et le juge
Au jour 10 du procès de l’auteur présumé de l’attaque d’Amqui, l’accusé, Steeve Gagnon, s’est levé en plein milieu du témoignage d’un médecin qui l’a rencontré quelques mois avant les événements. Il lui a alors proféré des insultes, avant de s’en prendre au juge. Lorsque le juge Louis Dionne est intervenu pour le faire taire, l’accusé a renchéri en disant : Avant que l’accusé ne tienne ces propos, le Dr Denis Normand Boucher racontait sa consultation du 10 janvier 2023 avec l’accusé. Il indiquait que le patient avait très peu répondu à ses questions pour lui permettre de comprendre ce qu’il pouvait faire pour l’aider. Le médecin a expliqué à la barre que Steeve Gagnon était déjà en attente d’un deuxième examen d'imagerie par résonance magnétique pour ses maux de dos, et qu’un suivi était en cours avec une autre médecin. L’accusé est sorti de la salle de cour par la suite. Le juge a fait sortir les jurés et a convoqué les avocats à son bureau. À la reprise de l'audience, le juge Dionne s'est adressé aux 14 membres du jury pour leur demander de ne pas tenir compte de ce qu'ils avaient entendu de la part de l'accusé. Mettez un trait là-dessus, oubliez ça, et concentrez-vous sur la preuve. Me Hugo Caissy, qui représente Steeve Gagnon, a ensuite demandé que la suite du témoignage du Dr Boucher ne soit reprise que mercredi matin. Devant la réticence du témoin, qui a mentionné avoir des patients à rencontrer à la clinique mercredi, le juge lui a répondu qu'il fallait En matinée mardi, Julien Blanchette a raconté qu’il connaissait l'accusé depuis la tendre enfance et qu'ils avaient fréquenté la même école primaire à Saint-Léon-le-Grand. « Il est arrivé chez nous, c’était la fin de semaine, j’étais dehors avec un de mes amis et mes enfants. Il était fâché après les docteurs, il disait que la société, c’était de la marde, excusez-moi du terme », a-t-il raconté. Le témoin a affirmé n’avoir jamais perdu contact avec l’accusé. Ils pouvaient se parler ou se voir une fois par mois ou aux deux ou trois mois. Il l’a vu deux ou trois semaines avant les événements du 13 mars 2023. M. Blanchette raconte que l’accusé était crispé, qu’il avait mal au dos, et il affirmait que les médecins étaient des Son ami d’enfance indique que Steeve Gagnon Des notes manuscrites ont été saisies lors de la perquisition effectuée dans l'appartement de l'accusé, peu après les événements du 13 mars 2023. Photo : Autre banques d'images / Dpcp Il estime que c’est depuis le retour de M. Gagnon de l’Ouest canadien, en 2021, que le comportement de l’accusé aurait changé. Il était plus réservé, travaillait beaucoup, avait une humeur plus dépressive, a-t-il indiqué. Il a raconté que l’accusé s’est rendu en Colombie-Britannique à deux reprises, notamment pour rendre visite à son père. La deuxième fois, entre 2019 et 2021, Julien Blanchette a indiqué avoir reçu un texto d’un numéro qu’il ne connaissait pas. Le témoin précise que ce genre d’échange n’est arrivé qu’une fois. En complément d'interrogatoire, Me Simon Blanchette a demandé de quoi ils avaient discuté dans le même échange, après que M. Gagnon a envoyé ses premiers textos. Julien Blanchette a répondu que la conversation était normale, qu’ils avaient pris des nouvelles. Trois personnes ont perdu la vie après l'attaque survenue sur le boulevard Saint-Benoît. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger Lorsque Julien Blanchette est passé devant le box des accusés, en sortant de la salle d’audience, Steeve Gagnon s’est adressé à son ami d’enfance, lançant qu’ils allaient prendre une bière à la Saint-Jean-Baptiste. Un voisin de l’accusé, Maxime Pineau, a également été appelé à témoigner. Il a présenté Steeve Gagnon comme une Le témoin a également mentionné que l’accusé avait publié des vidéos sur TikTok. Des vidéos M. Pineau a indiqué qu’il parlait davantage à son voisin depuis qu’il était en arrêt de travail, La Couronne a convoqué 40 témoins à la barre depuis l'ouverture du procès de Steeve Gagnon, le 15 mai dernier. (Photo d'archives) Photo : Autre banques d'images / Laurence Gallant L’ancienne collègue de Steeve Gagnon, qui s’occupait de la comptabilité chez Transport Gino Bois, a également témoigné, détaillant les difficultés financières de l’accusé à la suite de son arrêt de travail. Dans une conversation datant de décembre 2022, Steeve Gagnon lui aurait mentionné être en attente d’une opération. Lundi, au neuvième jour de procès, un technicien en identité judiciaire a présenté des photographies prises dans l’appartement de Steeve Gagnon lors de la perquisition. Le deux et demi, situé à Amqui, se trouvait dans un L'appartement de Steeve Gagnon a été pris en photo lors de sa perquisition peu de temps après les événements du 13 mars 2023. Photo : Autre banques d'images / Dpcp De nombreux pots de médicaments y ont été trouvés, notamment pour traiter la douleur, les inflammations, les infections et les problèmes d’estomac. Des notes manuscrites, une tablette et un deuxième téléphone ont été saisis. Une lettre de Service Canada, datant du 7 mars 2023, a été trouvée sur la table à café. Elle faisait état d’un refus de prestations d'assurance-emploi. Les documents ainsi que l’extraction des données des différents appareils trouvés n’ont pas encore été détaillés en cour. La présence de boîtes de munitions et un coffre pour arme à feu déverrouillé a également été relevée dans l’appartement. Photo : Autre banques d'images / Dpcp Le jury, formé de 14 personnes, a entendu 40 témoins jusqu’à maintenant au procès de Steeve Gagnon. Des experts en chimie et en biologie judiciaires ont présenté leurs analyses en cour, qui appuient toutes les admissions présentées à l’ouverture du procès, à la mi-mai. Il a été confirmé dans les premiers jours du procès que l’accusé Steeve Gagnon était au volant du Ford F-150 qui a happé de nombreux piétons le 13 mars 2023 en après-midi. Il s’agit d’une admission qui peut être considérée comme un fait prouvé en cour. Plusieurs témoins experts ont défilé à la barre dans la dernière semaine, confirmant en détail ces admissions. La Couronne a dit qu’il était plus concret pour le jury d’entendre les explications des témoins sur le contexte des événements, selon elle, et que celles-ci viennent appuyer ces admissions de façon importante.C’était pas toi qui étais dans le bureau, c’était un homme de 31 ans. Va chier, osti de déchet!
a lancé Steeve Gagnon du box des accusés.C’est ça, criss-moi en prison. Salut, merci, bonsoir!
Steeve Gagnon a poursuivi en tenant des propos orduriers envers le juge.Les cause criminelles ne sont jamais faciles. C’est pas facile pour les victimes, c'est pas facile pour les témoins, c'est pas facile pour les accusés
, commence le magistrat. Des fois, on peut avoir des comportements qui sont particuliers, disons le comme ça.
Ce que vous avez vu tout à l'heure, ce qui m'a amené à suspendre, vous ne devez pas en tenir rigueur à l'accusé, d'aucune espèce de façon
, a-t-il sommé aux jurés.que la pression baisse un peu, que le climat soit plus serein
. Je vais être obligé de vous demander de revenir demain matin [...] Je suis désolé, vous mettrez ça sur mon dos.
« Il trouvait que la société, c'était de la marde »
bons à rien
. Il n’avait plus d’argent qui rentrait, ajoute-t-il, et il fallait qu’il paye son loyer. C’est pour ça que je le voyais pas souvent [à cette époque], ça prenait du gaz dans sa camionnette.
ne cherchait jamais, jamais la chicane
et qu’il était gentil avec ses enfants lorsqu’il lui rendait visite. Il n’aurait jamais eu de conjointe, à sa connaissance.
Il y avait plein d’affaires écrites là-dedans. Il n'y avait rien là-dedans qui avait du sens. J’ai demandé : ''c’est qui?'' Il a dit : ''c’est Steeve''
, a-t-il relaté en contre-interrogatoire.
Ça brassait un peu, ses TikTok
personne bien sociale
.J’ai jamais eu de problème avec cette personne-là
, affirme-t-il.complotistes, ces affaires-là
, a-t-il indiqué sans pouvoir donner d’autres détails.quand il s’est blessé
. Steeve Gagnon lui avait notamment raconté qu’il n’avait pas reçu son chèque d’assurance-emploi.
Désordre généralisé
chez Gagnondésordre généralisé
, a décrit le sergent Sébastien Bernier.

Advertising by Adpathway









