Premier départ pour une marche des Fiertés à Matane
Équipés de drapeaux multicolores, quelques dizaines de membres de la communauté LGBTQ+ et d'alliés ont déambulé dans les rues de Matane à l’occasion de la première marche des Fiertés organisée dans la ville. Janie Boucher est heureuse qu'un défilé des fiertés soit maintenant organisé à Matane Photo : Radio-Canada / Étienne Perreault Les organisateurs se disent très satisfaits de l'engouement qu'a suscité cette première marche. La marche a duré un peu plus d'une heure. Photo : Radio-Canada / Étienne Perreault Jacynthe Lepage a participé à l'organisation de la marche des Fiertés Photo : Radio-Canada / Etienne Perreault Selon elle, cette marche est d'autant plus pertinente en raison du contexte politique actuel. Elle soutient que le recul des droits de sa communauté aux États-Unis a aussi des répercussions de ce côté-ci de la frontière. Andy Guerrero, aussi présent à la marche, habite à Matane depuis trois ans. Il ressent une plus grande difficulté à s’identifier en tant qu'homme trans en région que dans les centres urbains. Andy Guerrero est un homme trans qui habite à Matane depuis quelques années. Photo : Radio-Canada / Etienne Perreault Ils espèrent donc tous les deux qu’un plus grand nombre de citoyens de Matane et de ses environs se sentiront libres de s'identifier comme ils le souhaitent. Un texte d'Étienne PerreaultJe suis vraiment fière de la communauté, je trouve ça le fun de voir autant de monde. C’est pratique de ne pas devoir faire 3 ou 4 heures de route pour aller à une marche de la fierté. C’est le fun d’avoir ça ici
, souligne Janie Boucher, citoyenne présente au rassemblement.

[On a organisé cet événement] pour se rassembler, pour montrer qu’on existe, donner une visibilité [et montrer] qu’il y a des gens comme nous à Matane
, souligne Jacinthe Lepage, membre de la communauté 2SLGBTQIA+, et une des organisatrices de l'événement.
Il y a déjà des conséquences. Il y a une "décomplexification" énorme des discours de haine. Les commentaires que j’entends actuellement, c’est ceux que j'entendais il y a 10-15 ans. Les gens se disent que [comme] les politiciens se donnent le droit de dire [des choses haineuses], c’est légitime pour eux de crier leurs opinions haineuses.
Une réalité plus difficile en région
Lorsque j’allais à Montréal, c’était plus simple d’être un homme trans. Il y a plus de gens comme moi, je me sentais moins comme une bibitte bizarre. Ici, c’est un peu plus difficile [même s'il] y a une communauté
, affirme-t-il.
Le fait qu’on ait une population vieillissante, ça peut jouer dans la balance [...] et c’est ce qui fait que c’est important qu’on ait de la visibilité [afin qu’ils] se rendent compte qu’on n’est pas contagieux, qu'on fait juste marcher et qu'on ne fait rien de mal
, ajoute Janie Boucher.
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