Des Canadiens disent avoir été expulsés d’Égypte, où ils comptaient manifester pour Gaza
Des Canadiens qui s'étaient rendus en Égypte afin de manifester pacifiquement pour un cessez-le-feu à Gaza disent avoir été détenus, voire expulsés par les autorités. Certains d'entre eux affirment par ailleurs ne pas avoir été soutenus par Ottawa. Parmi ces Canadiens figurait le médecin montréalais Ghassan Boubez, un orthopédiste du CHUM membre du groupe Médecins du Québec contre le génocide à Gaza. Il dit avoir été témoin de l'arrestation de l'organisateur de la délégation canadienne, Manuel Tapial, par les autorités égyptiennes lors d'une réunion que la délégation canadienne tenait dans un hôtel du Caire, samedi. La réunion avait été convoquée pour mettre fin à la marche, dit Ghassan Boubez, les manifestants s'étant vus interceptés par les autorités égyptiennes avant d'atteindre leur but, soit le poste-frontière de Rafah. À partir d'Alexandrie où il se trouvait lundi, le Dr Boubez a raconté en entrevue à Tout un matin sur ICI Première que durant cette réunion, des représentants des autorités égyptiennes Manuel Tapial, membre de l'organisation Palestine vivra, aurait été détenu pendant quelque 36 heures par les autorités égyptiennes avant d'être libéré. Ghassan Boubez a dit avoir été Entre 50 et 80 Canadiens, selon diverses sources, étaient partis la semaine passée du Canada, certains de Montréal (nouvelle fenêtre), d'autres de Trois-Rivières, pour participer à cette marche internationale pour Gaza. En compagnie de 4000 autres militants venus de plusieurs dizaines de pays, ils comptaient marcher jusqu'à Rafah, à la frontière de la bande de Gaza. Le tout dans le but d'alerter l'opinion publique internationale sur la situation dans l'enclave palestinienne et de faire bouger les gouvernements. Mais au final, l'action du collectif « Global March to Gaza » [Marche mondiale vers Gaza] a été contrecarrée par les autorités égyptiennes. En entrevue lundi, le Dr Boubez a insisté sur l'aspect pacifiste du mouvement : Les organisateurs canadiens ont tenu une conférence de presse mercredi dernier pour expliquer leur action. Plusieurs dizaines de membres de la société civile sont partis ce jour-là à destination de l'Égypte pour participer à la Marche mondiale vers Gaza. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Samir Bendjafer (Radio Canada International) L'Agence France-Presse a rapporté samedi que plusieurs manifestants ont été interceptés et bloqués, se voyant confisquer leur passeport et embarquer de force dans des bus, selon certaines vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Certains auraient été molestés. Le Dr Boubez confirme que plusieurs manifestants J'ai eu très peur. Selon l'expérience de cet orthopédiste montréalais, les autorités égyptiennes, les représentants de l'armée et la population elle-même Une autre participante canadienne à la Marche mondiale vers Gaza dénonce, elle, la réponse d'Ottawa aux démêlés de ses ressortissants en Égypte. À Radio-Canada, Baya El Hachemi a déclaré que Mme El Hachemi a été, tout comme Manuel Tapial, arrêtée par les autorités égyptiennes lors de la réunion dans un hôtel du Caire où les manifestants s'étaient retrouvés. C'est alors qu'elle a demandé des nouvelles de son compagnon. Elle affirme s'être fait répondre qu'Ottawa n'avait pas Toute déclaration de notre gouvernement ou toute action de notre consulat [canadien] est arrivée trop tard. En fin de journée lundi, Affaires mondiales Canada a déclaré être Des agents consulaires étaient en contact avec les autorités locales pour obtenir plus d’information et ont offert de l’aide consulaire. En réaction à cette affaire, le député néo-démocrate Alexandre Boulerice affirme au sujet des manifestants qu'ils Selon lui, les représentants du gouvernement canadien auraient pu Le député néo-démocrate de Rosemont–La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, soutient que les autorités canadiennes auraient pu faire davantage pour les Canadiens partis en Égypte et qui ont été expulsés sans avoir pu manifester pacifiquement comme ils le souhaitaient. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Gabriel Le Marquand-Perreault M. Boulerice, qui avait pris contact avec certains des manifestants avant leur départ, affirme avoir écrit personnellement à la ministre des Affaires étrangères Anita Anand pour tenter d'en savoir plus sur le sort réservé à Manuel Tapial. Une cinquantaine de personnes de la délégation canadienne se trouveraient toujours en Égypte et plusieurs d'entre elles tenteraient de rentrer au pays. Avec les informations d'Aurélie Girarden habit civil
sont arrivés et ont embarqué Manu [Manuel Tapial] et sa femme
.J'ai appris à 4 h du matin qu'il avait été relâché
, a dit le Dr Boubez.très inquiet
pour M. Tapial, parce que tout le groupe était sans nouvelles de lui.On ne faisait rien d'illégal.
Le médecin affirme que le groupe a soumis de nombreuses demandes d'autorisation aux autorités égyptiennes pour pouvoir manifester. Personne n'a dit qu'il était interdit de faire la marche, raconte-t-il. Mais elles [les autorités] n'ont jamais dit oui.

ont été pris dans le filet des autorités
. Lui-même y a échappé, non sans peine : avec une amie, il dit avoir passé quatre heures dans un taxi
pour contourner les divers points de contrôle improvisés, selon lui, par les autorités égyptiennes afin de barrer la route aux manifestants.se sont montrés très gentils
. Mais le message transmis aux manifestants était sans équivoque : Ici, on ne parle pas de politique.
Le Canada n'aurait pas soutenu ses ressortissants
plusieurs membres de la délégation ont appelé l'ambassade [canadienne] et le message a été très clair qu'elle ne ferait rien pour nous
.Quand j'ai compris qu'on m'emmenait à l'aéroport, je me suis dit "bon, je vais être expulsée"
, raconte Baya El Hachemi. ouvert de cas
relativement à M. Tapial, alors qu'ils étaient au courant qu'il était détenu
.Ottawa dit avoir offert de l'aide
au courant des informations selon lesquelles des citoyens canadiens ont été détenus en Égypte
.En raison des dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels, aucun autre renseignement ne peut être communiqué
, ont déclaré les autorités canadiennes.Alexandre Boulerice réagit
ont été abandonnés par le gouvernement canadien dans des situations qui peuvent être traumatisantes
. au moins tenter de les rassurer
. Ils ont manqué à leur responsabilité
, estime-t-il. 
On a appris qu'il avait finalement été relâché après son kidnapping, puis mis dans un avion pour retourner au Canada
, affirme le député néo-démocrate.
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